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3h du matin. Réveil après une nuit courte mais où j'ai réussi à dormir. Je mange un petit peu et ce que je peux, c'est parti pour le parc à vélo. Il est 4h quand je rentre (en deuxième, le seul podium auquel je pouvais prétendre ) dans ce parc vide et obscur. Ambiance particulière. Je me prépare tranquillement (j'ai prévu large) et attends le départ.
6h, c'est parti. Plus de 1000 à la fois, dans le noir, je préfère me placer à l'arrière et sur un côté. Je vais passer une natation relativement tranquille, quasiment pas de coups, on m'arrache mon bonnet que je remets à un arbitre en lui expliquant la situation, mais en dehors de ça rien. Le soleil se lève derrière les montagnes c'est magnifique. Sortie de l'eau en 1:15, exactement le temps prévu. Première pause sanitaires, crème solaire etc... transition longue (15 minutes).
C'est parti pour le vélo, et tout de suite, un col ! 6km à 6.5% qui mettent dans le bain ! Je pars tranquillement, la journée ne fait que commencer. Arrivé au niveau de St Apollinaire, une vraie carte postale. La vue du lac, les montagnes... C'est parti pour une première descente. 50km vent de face ensuite pour rejoindre les Gorges du Guil, où le vent est plutôt de dos (ce sera le seul moment) et l'Izoard et ses 14km à 7%. Toujours aussi magnifique. Ça se passe relativement bien et j'arrive en haut avec 15 min de retard sur mes espérances. Descente, et c'est parti pour presque 80km vent de face... Et oui, le vent des montagnes, ça tourne... Ça permet au moins de moins souffrir des 33 degrés et du soleil. Puis vient le mur de Pallon, 1,5km à 12%, vent de face. Un vrai calvaire. Heureusement que j'ai géré le parcours avant car les jambes commencent à piquer, et je commence à avoir mal au ventre.
Le retour sur Embrun est long, très long. Dernier gros morceau de la journée, la côte de Chalvet, et sa descente sur une route pourrie. Les 188km sont bouclés en 9h59, il me reste 7h15 pour finir dans les délais, je suis dans les temps ! Le parcours était très dur mais absolument splendide. 
Transition ! Petit tour aux sanitaires (le début d'une longue série...), petit massage par des kinés et c'est parti pour le marathon. Dès les premiers mètres le ventre ne suit plus et j'ai envie de vomir. Je me force quand même à boire et à manger mais c'est dur. Quelques petits passages de mieux pendant le marathon mais la douleur est la. Tant pis pour le chrono, de toute façon je serai dans les délais et je finirai. La côte du parcours est un enfer, beaucoup de monde marche et c'est mon cas aussi pour en garder pour la suite. Le premier tour se finit, plus que 28km à faire en marchant / courant, youpi ! La température commence à chuter ça fait du bien. Le tour le plus long dans la tête. Le dernier tour se passe de nuit, c'est très spécial. Je ne vois pas où je cours, à part quand quelques coureurs passent avec leurs accompagnateurs à la frontale. Et je n'ai plus de forces. Je cours quand même dans la descente, et je me fixe de faire moins de 16h. Un énième passage aux sanitaires me fait dire que je n'y arriverai pas. Il reste 3km, je marche quand quelqu'un me double, avec une frontale. Il avance assez vite et je m'accroche à sa foulée. J'ai mal mais je suis, surtout qu'il a de la lumière au moins ! Je me remets à croire aux moins de 16h et les deux derniers km se font très rapidement ! J'entends le speaker au loin, je ne suis plus très loin. Un dernier km très rapide, au sprint pour grapiller une place à la fin. Il y a énormément de monde, une ambiance de folie, c'est indescriptible. Je franchis la ligne au bout d'un marathon de 5h42, le temps est anecdotique. 15h56 d'effort. Plein d'émotions à la fois !

Maintenant place à la récupération !

 

 

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