Créez et publiez votre CV Sportif

Inscrivez-vous et laissez notre logiciel reconstituer tout votre palmarès sur les triathlons longue distance Français.

Inscription 100% gratuite et sans engagement

 
En cette fin de septembre la saison de triathlon tire à sa fin, pour beaucoup il est l’heure de faire le bilan tranquille sur son divan, pour d’autres il est temps d’aller ramasser les champignons loin de tous ces c..s, et pour moi c’est le moment de se remettre dans le sens du vent, j’ai encore les quilles qui frétillent et la tête pleine d’idées de triathlètes, alors quoi de mieux que de passer le week-end à Narbonne pour bouffer du vent par les dents.
Samedi veille de course, ici c’est Narbonne plage, je suis planté les deux pieds dans le sable, je cherche les parasols, les chouchous et Dédé qu’a la peau toute tannée, mais y’a rien, y’a personne, il pleut plein pot, tous les volets sont fermés et même le marchand de glace s’est barré dans d’autres contrées …….
Retrait de dossard, petit footing humide au milieu de cette ville fantôme, je trouve ça un peu extrême man, voir extrêmement moche, et j’ai qu’une seule envie c’est de rentrer à la maison !
 
DSC 0038 Copier
 
Dimanche 8h30, j’ai de nouveau les pieds plantés dans le sable, Dédé n’est pas encore levé mais la pluie a cessé de tomber, il parait qu’à Narbonne l’eau est bonne mais que le thermomètre n’est pas très chouette, 16 degrés par le nez, c’est un peu frisquet pour commencer la journée, échauffement express, j’ai toujours qu’une seule envie …… ben de rentrer chez moi !
Ici à Narbonne ils font pas dans la dentelle, il y a 3 courses différentes et tout l’monde part en même temps, environ 400 gus dans le même bus ça risque pas de jouer du stradivarius, je crois bien qu’ici le départ en rolling-start ça doit les faire rire, comme moi d’ailleurs ……
Du coup départ groupé en courant sur la plage, ça joue des coudes aux entournures, une fois dans l’eau ça joue des gifles aux encolures, j’ai du mal à trouver ma place dans ce monde d’inculture, j’en prends plein la figure, et j’ai qu’une seule envie c’est de rentrer chez moi parce que là ça sent la déconfiture ……
Parait que la patience est mère de vergetures …… euh …… de toutes vertus plutôt, alors je prends mon temps, un vieux faut que ça chauffe pour en tirer le meilleur rendement, plus l’habitude de me battre avec tous ces phoques qui suffoquent, alors j’attends, j’attends la bonne note de musique pour prendre mon rythme.
Do ré mi fa sol la si do, mes bras sont enfin chauds, la partition peut enfin démarrer, adagio en sôle mineure puis allegro en raie majeur, petit à petit le poisson tourne en rond et quand tout commence à être bon, ben y’a sortie à l’australienne, j'ai la trotteuse qui coince et les cordes qui grincent, je cours, je marche, je recours et je remarche, et je fais un gros plat pour repartir sur le deuxième tour, cette fois-ci c’est gifle à l’eau salée et soleil pleine poire, impossible de voir la bouée, tant pis de toute façon c’est direction le large, un bras après l’autre je refais le même trajet, je suis même meneur d’allure d’un groupe en mauvaise posture, vol au-dessus d’un nid de coucou ou plutôt d’un banc de méduses, c’est beau mais là c’est pas le moment de nager comme une pierre, accélération direction la terre …….. 31mn de pataugeoire sur 1,9 km de désespoir, je monte sur mon biclou en 29ème position.
 
DSC 0163 28Copier29
 
Y’a pas l’temps de s’arrêter au sèche cheveux, juste devant moi y’a un certain Romain et son numéro un ….. tin ça craint …… il est parti plein badin le bourrin, pas l’choix je dois lui coller à l’arrière-train sinon c’est la fin, j’me cale sur son tempo, j’arrête pas de faire le yo-yo, un coup à 5m un coup à 50, drafting pas drafting ? …. tin j’en sais rien moi, j’ai la tête dans l’guidon j’ai pas l’temps de compter les mètres là !!!
Tout ce que je sais c’est que je suis légèrement au-dessus de mes moyens, sur le plat ça passe, sur les faux-plats ça passe mais au bout de 20 bornes y’a la montée du massif de la Clape, et là ben ça passe plus ….. dans l’cul lulu !
Je laisse partir Romain et son engin ou plutôt j’me fais larguer par Romain le gros vilain, j’insiste pas plus, si je continue à suivre cet assassin ça va commencer à sentir le sapin.
Je bascule tout de même 5ème au sommet, je garde en visu ce galopin pendant tout le deuxième tour, remontée de la Clape, cette fois-ci je suis 3ème pour entamer le dernier tour, mais le pèlerin c’est désormais envolé.
La tramontane est bien sûr de la partie et ça commence sérieusement à me rouiller la carrosserie, je baisse la tête et continue à martyriser ma bicyclette, je suis en mode roule toujours comme disent les cyclistes, mais comme je suis un extrememan, ben rien à péter de leur tramontane, j’y vais à grand coup de tatanes sur ma bécane, et à force de pédaler comme un âne, je double finalement Fred Belaubre sur la dernière montée de la Clape et passe 2ème avant la dernière chicane.
81 km d’avaler en 2h04 et des p’tites roulettes, j’enfile mes escarpins et part à la poursuite de Romain le p’tit coquin.
Tout va bien, JaJa ne m’a pas rattraper à vélo et je fais sauter Fred Belaubre dés le début de la course à pieds, je sais c’est pas jolie de se moquer de nos champions, mais quand on a plus que ça pour briller en société faut bien en profiter !
Pendant que j’me dis que le panda est en voie de disparition, et que j’me masturbe le bulbe sur le fait d’avoir explosé deux p’tits vieux, ben le p’tit Romain ce gros malin m’a déjà collé 3mn30 par la tronche.
 
DSC 0263 Copier
 
Malgré tout rien est perdu, tout peut changer encore sur cette dernière épreuve, mais va falloir cravacher comme un enragé, 3 tours de 7km à se taper le long de la mer, on se croise régulièrement et on peut jauger les écarts, je déplie ma panoplie du parfait cavaleur, je renifle l’air marin histoire de me sentir bien et je cours léger comme Dédé et ses pieds niqués.
Km 5 Torse gonflé pour montrer à mon adversaire que ça va chier ….. j’ai rien repris.
Km 9 Torse gonflé, regard de guerrier pour montrer à mon adversaire que ça va vraiment chier ….. j’ai toujours rien repris.
Km 12 Torse gonflé, regard de guerrier, je gueule à mon adversaire que ses lacets sont défaits ….. ben j’ai encore rien repris.
Km 15 Torse pas trop gonflé, regard de côté ça commence à sentir le pâté …...
Km 18 Torse dégonflé, je regarde mes pieds, ça y’est me suis fait niquer ……
J’ai quand même repris une petite minute mais il est trop tard, la messe est dite, je me relève complètement pour finir ces 2 ou 3 derniers kilomètres en regardant Dédé qu’est enfin arrivé pour se faire bronzer.
M’a fallu 1h16 et des grains de sables pour boucler ce semi tout plat, je franchis donc la ligne de cet Extrememan Narbonne 2ème en 3h54mn56, 3mn derrière Romain Garcin qui a eu le mot de la fin ……. c’est bon mec tu peux enfin rentrer dans ton patelin !!!
 
Les chiffres de la course :
 1900m en 31mn11, 29ème chrono, le principal c’était de sortir vivant.
81km 670mD+ en 2h04mn26, 2ème chrono, 39 km/h pour 265W normalisé, le principal c’était de niquer JaJa.
20,5km en 1h16mn21, 1er chrono, allure 3mn44 au kilo, le principal c’était d’arriver le premier au ravito ……
 
DSC 0181 28Copier29
 
 

You have no rights to post comments