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Allez hop, un petit retour sur le Triath'Long Côte de Beauté de Royan, format L - 1,9km / 92km / 21km, qui s’est déroulé le samedi 9 septembre 2017. Cette épreuve, magnifiquement organisée par Stéphane GARCIA et Etienne CHARBEAU de la TeamSport Evolution et toute son équipe, rassemble un éventail non négligeable des meilleurs triathlètes français et françaises. Il n’y a qu’à regarder la start-list annoncée quelques jours plus tôt.

Je vous laisse le soin de remonter le fil du Facebook pour en prendre connaissance.

https://www.facebook.com/TriathLong-U-Côte-de-Beauté-146234228765564/

Et cerise sur le gâteau, la course est diffusée en Streaming Live. Et ça c’est top pour la famille, les amis et les amoureux du triathlon. Les Pasta party – grande variété de produits - de la veille et le soir de la course sont comprises dans l’inscription.

Mon ambition sur cette course est comme toujours, de prendre du plaisir – heureusement quand même – et de faire une course pleine à mon meilleur niveau et pourquoi pas titiller les meilleurs. Ne rien lâcher quoi pour être à ma place, disons entre 5 et 10 en espérant être plus proche de 5 que de 10.

Le plus pénible de ce week-end allongé a été la route pour rejoindre Royan. Et oui, je viens de Lyon mais bien conseillé par Stéphane, j’ai pu bien me reposer dans un petit hôtel fort sympathique à deux pas du site. Mes parents ont fait le déplacement. Top pour la motivation et cela est toujours plaisant de courir devant la famille.

Quelques jours avant la course, l’organisation annonce la réduction à 1500m de la natation pour des raisons de sécurité liées à la météo prévue et le coefficient de la marée. Mais, j’en reparlerai de ces 1500m de natation. N’est-ce pas, Stéphane, si tu me lis.

Dernière précision sur l’organisation, je tiens tout particulièrement à remercier le travail des organisateurs et des autorités car les triathlètes ont évolué sur un parcours vélo entièrement fermé à la circulation. Et il faut le souligner : en bord de mer. Quel plaisir de pratiquer son sport en toute sécurité, le pied. Comme quoi, cela est possible. ENORMISSIME.

 

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Natation

Annoncé réduite à 1500m, je me dis qu’il y a un coup à jouer pour sortir au contact des meilleurs, ceux du pack de chasse des 2 ou 3 torpilles qui seront loin devant. Je sais que la course peut prendre une tournure bien différente, en bien et parfois en mal – on peut se cramer, d’être bien placé en sortant de l’eau. Sur la plage, je repère les bonnets préférentiels et me positionne à côté d’eux. Top départ, tout se passe bien, je suis au milieu des bonnets multicolores. J’entends un premier bip de ma montre qui annonce les 500 premiers mètres, un deuxième bip et nous filons toujours plein Ouest. Bizarre cette affaire, là je me dis que nous n’allons pas faire que 1500m. Les vagues et le courant durcissent la course mais je me sens super bien et je kiffe trop d’être encore accroché à ce pack de chasse. Persuadé que cela va rester comme cela, je me laisse un peu glisser sur l’arrière. Mais patatra, en abordant une bouée le groupe se scinde. Nous ne sommes plus que trois puis nous nous éclatons en abordant la route du retour vers la plage. Cela part de partout. Mes camarades partent complétement à gauche. Quant à moi, j’aperçois bien une bouée sur le chemin du retour mais j’ai un doute. Je continue de nager en parallèle de mes deux autres compères. Nous finirons par reformer notre trio à 300m de l’arrivée environ. Dans cette affaire, j’ai complètement perdu ce fameux pack de chasse. Au final, ma montre m’annonce 2490 mètres de nage. Distance que tous les triathlètes ont parcouru à quelques mètres prêts.

Place : 9ème // Distance : 2490m // Temps : 34’08 (sortie de l’eau) // BPM moy. : 150

 

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La T1 se déroule sans incident et au départ du vélo, j’accuse 3’15 de retard sur la tête et 1’ sur le pack de chasse.  

Vélo

Le parcours, complètement fermé à la circulation, consiste en deux aller-retours avec comme spécificité entre la zone urbaine et la campagne, une portion avec trois ou quatre petites bosses qui cassent bien les jambes. Le vent est aussi de la partie et il soufflera de plus en plus fort au cours de la journée. Pour faire simple, dans le dos à l’aller et de face au retour.

La pluie a de nouveau fait son apparition rendant la chaussée glissante. Heureusement à de très rares passages notamment vers les Monards (de mémoire), la chaussée est nickel, pas de trou, de ralentisseurs. Bref, un parcours top. Je suis très prudent sur les premiers kilomètres qui se déroulent en zone urbaine le long de la côte.

Vers le 10ème km sur une belle ligne droite, je poursuis mon effort et je fausse compagnie à mes deux camarades pour me lancer dans une partie en solo entre les 6 premiers et un petit groupe derrière.

Devant, cela va très vite et je prends entre 2 et 3’ par aller. Derrière, je creuse l’écart plus modestement. La pluie laisse la place à une belle éclaircie et la route sèche mais à la fin de la première la boucle, le déluge tombe. Comme tous les concurrents, avec cette baisse de température soudaine, je crains le coup de froid. La route se transforme en une vraie piscine sur Royan. Heureusement, le beau temps reviendra et asséchera la chaussée. Comme l’écart devient énorme avec la tête, à moins que certains explosent à pied – tout est possible sur ce genre de course – il me faut poser le vélo avec suffisamment de fraicheur pour être solide et éviter le retour de l’arrière. Point positif, je creuse l’écart mais cela sera-t-il suffisant au regard des qualités de coureur de mes poursuivants ?

Sur ce parcours vélo roulant, je m’éclate et je m’efforce à être régulier dans l’effort en évitant d’être en surrégime pour sortir une bonne course à pied. Le capteur de puissance est d’une grande utilité pour cela. Coté régularité, c’est parfait. 1h11’04 au premier tour et 1h11’02 au deuxième tour mais avec moins de watts. Certainement le vent et la connaissance du parcours qui me fait éviter des efforts inutiles.

Place : 6ème // Distance : 92,3km // Temps : 2h23’09 // Puissance NP : 296 // BPM moy. : 143

 

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La T2 est plus hasardeuse, mes mains sont engourdies par le froid et je perds du temps à enfiler mes chaussettes. Heureusement, j’avais mis mes chaussures sous une poche plastique pour les garder au sec. Je récupère mes deux gels et ma bouteille d’eau et hop c’est parti pour 21km en front de mer avec ce vent. Cela va piquer.

Course à pied

Comme pour le vélo, le parcours est composé de deux aller-retours en front de mer avec une partie « vallonnée » entre les corniches de Royan et de Saint-Georges. Et que je n’aime pas ça surtout en triathlon. Malgré la pluie lors de la partie vélo, les spectateurs sont là et les bénévoles sur les points de ravitaillement sont aux petits soins et nous encourage. Ils sont formidables car eux aussi ils subissent les averses et le vent pendant que nous courrons.

Les sensations sont bonnes surtout avec ce premier aller avec le vent dans le dos. 18’50 sur les 5 premiers kilos soit 3’46 au kilo. C’est le rythme que je me fixe sur ce genre de distance avec un parcours « plat ». Les écarts sont importants avec la tête mais j’ai aussi de la marge avec mes poursuivants. Celui qui m’inquiète le plus est Lionel ROYE. Je sais qu’il est en jambe actuellement et qu’il peut me reprendre 3 à 4’. A moi, de ne pas craquer et cela devrait passer.

Au 3ème kilo, je double mon camarade de club Kevin RUNSTADLER qui est à l’arrêt. Je passe en 5ème position. Malheureusement pour lui c’est fini à cause d’une douleur au pied. Il m’encourage pour la suite.

Les 5 kilos suivants sont plus difficiles avec ce vent de face. 20’06 soit 4’01. Ouch, j’ai déjà pris un éclat là. Au demi-tour, je sens que les dix derniers kilomètres vont être difficiles. Mes parents m’encouragent et cela m’aident à repartir de l’avant. J’en profite pour mesurer l’écart avec Lionel qui revient comme une balle. 1’40 nous sépare. Cela va être chaud.

Il n’y aura pas bataille, au demi-tour vers le 15ème, je n’ai plus que 15’’. J’ai couru le 3ème 5000 à 4’ au kilo. La partie « vallonnée » me fait mal à chaque passage. Il faut vraiment que j’améliore mes capacités à prendre ces petites bosses. Peu avant le 16ème, la jonction est faite et je suis incapable de m’accrocher. Je suis éjecté du Top5.

Je finis le dernier 5000 en 21’37 soit à quasiment 4’20. Cela est beaucoup trop lent pour prétendre à rentrer le Top5. Derrière, cela va un poil moins vite et devant un poil plus vite sauf pour le champion de France en titre, Valentin ROUVIER mais il a fait le trou en natation et en vélo.

Place : 6ème // distance : 21,3km // Temps : 1h25’53 // BPM Moy : 154

 

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Je franchis la ligne d’arrivée en 6ème position en 4h26’47. Je suis super satisfait côté classement car au départ, cette 6ème place n’était pas gagnée. Quand je vois le podium élargi, je peux m’estimer heureux. Bravo à tous les concurrents qui ont bravé les éléments Vent, pluie, froid, giboulée, Soleil

 

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En revanche, il y a quelques déceptions notamment en natation pour ne pas avoir pu accrocher ce pack de poursuivants qui m’aurait fait sortir avec quelques gros bonnets. J’aurai pu profiter de ce train quelques kilomètres. Enfin, la course à pied où sur ce type de parcours je n’ai pas pu reproduire la même prestation qu’au triathlon L du Château de Chantilly 15 jours plus tôt (le CR de ma course). Mais c’est le sport et avec des si,...

Je remercie encore Stéphane GARCIA et toute son équipe de la TeamSport Evolution. Les bénévoles avec qui j’ai pu partager quelques mots lors de la Pasta Party du soir après course. Vraiment des personnes sympathiques.

Bien sûr mes parents qui sont venus me supporter, la famille et les amis qui m’ont suivi sur le live.

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