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Premier triathlon en 2019. De retour à Aix, un an après mon premier triathlon tout court.

Alors que l’an dernier Aix était l’objectif de l’année, cette fois-ci ce n’est “que” une course de préparation et d’état des lieux avant l’Ironman (complet) de Nice fin juin. 


Mais un semi Ironman, ça ne reste tout de même jamais anodin… La semaine qui précède, ma sensibilité aux micro douleurs est fortement accrue, j’ai mal partout (genou gauche, tibia droit, fatigue) et la veille je commence à douter de l’intérêt de courir. Mais je sais que c’est juste le stresse qui parle et que ça devrait tout de même bien se passer.


Je me lève donc le matin à 4h30 et prend un très bon petit déjeuner “gateau sport + boisson iso + spasfon + imodium” et me dirige à 5h30 vers la navette qui nous amène au lac de Peyrolles. On arrive au parc à vélo à 7h, et on nous avons donc 1h40 pour préparer nos vélos (gonfler les pneus, attacher les chaussures aux pédales, mettre la combe, s’échauffer, etc.). 


L’échauffement est bien important : l’eau est annoncée à 15.8°C : la combinaison est donc obligatoire !

On est un bon petit groupe d’une dizaine du RMA, et plusieurs bons nageurs. Pour le départ, chacun se place dans un sas en fonction du temps prévu en natation afin qu’on ne se nage pas trop dessus. Alexandre, Maxime, Roch et moi partons donc dans le premier sas (<30’). La natation est vraiment compliquée : il y a des vagues sur le chemin du retour, j’ai de la buée dans mes lunettes qui fait que je vois très très flou et passe mon temps à relever la tête pour essayer de voir où aller (je me cogne même la tête contre une bouée à un moment…) ; je n’arrive vraiment jamais à “poser ma nage” ni à me concentrer sur mes mouvement. Pourtant, je double beaucoup plus de gens que je me fais doubler et me dis donc que s’ils ont tous respecté leur promesse de <30’, je dois être en 29’ environ. Mais ce n’est malheureusement pas le cas. Je finis la natation en 31:28, soit 3 minutes de plus que l’an dernier :(184e / 2276 - 27e de ma catégorie — 165e/25e l’an passé). Je finis 3e du RMA derrière Alexandre en 30’ et Roch et sa combi en 31’01 — et donc quand je vois le chrono d’Alexandre me dis après coup que faire comme l’an dernier aurait été complexe !). Mais je suis néanmoins agacé en sortant de l’eau, surtout que je manque de tomber au moment de passer à la position debout.

La Transition est nettement plus rapide que l’an dernier (4:47 vs. 7:53) et j’y rattrape donc mon retard. Comme la météo s’annonce plus clémente, je n’ai pas à perdure du temps à enfiler d’autres couches et part directement en trifonction. Je prends juste le temps de mettre une paire de chaussettes car j’ai choisi de faire le vélo avec mes chaussures de vélo et non mes chaussures de triathlon (qui se portent pieds nus, elles) car elles sont pls efficaces et me font moins mal au genou — et aussi car c’est ce que je compte faire à Nice.


Même si elles sont moins faciles à chausser en roulant, cela se passe sans encombre, et je peux m’atteler au vélo avec comme objectif de faire beaucoup mieux que l’an dernier (gagner 15/20 minutes si possible, nécessaire pour espérer terminer le tout en moins de 5h). Je perds 30 secondes après 2 km car mon bidon de réparation (avec chambre à air de secours, démonte-pneus, etc), qui était accroché à l’arrière de ma selle est parti dans le champ à gauche de la route au premier dos d’âne. Je dois donc m’arrêter et descendre de mon vélo sous les insultes de tous les mecs en roue lenticulaire qui commence à me doubler. Je le place cette fois entre mes jambes, et tant plis pour la perte d’aérodynamisme malgré le mistral annoncé. Durant le vélo, j’avais programmé sur mon GPS qui indique ma vitesse et d’autres statistiques (cadence, fréquence cardiaque, puissance délivrée, etc.) des “segments” de route préférés tout au long du parcours. Ce qui fait que je pouvais en direct me battre contre mon record personnel (et aussi contre la personne parmi mes “amis Strava” juste devant moi) sur chaque portion du parcours : cela est vraiment motivant (même s’il ne faut pas que ça pousse à trop en faire). Mais il est agréable de voir une dizaine de fois au long de la course s’afficher “RP battu de 30s / 1m / 2m 30 !” :).


Je finis le vélo en 2h44, soit pile 20 minutes de mieux que l’an passé ! (305e vs. 624e al’an dernier !!). On voit que l’entrainement sur Hometrainer ainsi qu’une meilleure connaissance du parcours (2’ de moins sur la montée du Col de Cenlge — passage de 15’ à 13’ — car je le connaissais mieux et en avais moins peur ce qui m’a permis de mieux savoir quelle puissance envoyer).


Jee fais une T2 rapide (3:13, vs 4:17 en 2018), et vois à ma montre qu’il me reste 1h37 pour boucler le semi marathon si je veux mettre moins de 5h au total. Cela semble jouable (j’avais mis 1h35 l’an passé), mais ne sais pas à quel point la chaleur et le fait que je me sois plus donné à vélo vont jouer. La course à pied consiste en 3 boucles assez casse-pattes dans Aix, avec beaucoup de relances, de virages, de montées et de descentes, et un passage dans le pa rc d’Aix. Je boucle le premier tour en un peu moins de 32 minutes : cela devrait être bon mais va être limite....


Puis au début du 2e tour, je commence à avoir un point de côté. Alors que je cours dans le parc et suis concentré sur ma respiration, mon point de côté et l’oubli de ma douleur, je ne vois pas une racine qui dépassait... je me la prends dans le pied et me retrouve au sol ! Heureusement mon cadeau d’anniversaire de la part de mes amis il y a un an était l’inscription à des cours de judo. J’ai donc pu faire une chute avant droite de ceinture orange. Malheureusement, ce n’était pas un tatami et je me suis tout de même Écorché le genou. Je désinfecte à la st yorre au ravitaillement suivant (c’était st yorre, Red Bull ou coca !), cela saigne bien une fois la terre partie, mais c’est superficiel donc je continue. Mais cela n’a pas arrangé mon souffle et le point de côté devient vraiment trop fort… Au tout début du 3e tour, alors que je suis encore dans les clous pour le sub5 (il me reste 35/36 minutes pour boucler le tour), je marche pour la première fois de ma vie dans une course. Je marche entre 5 et 10 pas histoire de pouvoir respirer profondément et reprendre mon souffle. Je repars tant bien que mal, mais plutôt mal… Si bien que je marche également au ravito suivant et en profite pour boire lentement 4 verres de différents breuvages au lieu de m’en mettre la moitié dans la figure et l’autre moitié sur le torse comme lorsque j’essaie de boire en courant… Cela fonctionne car je repars et la douleur s’estompe. Je refais sans cesse mes calculs : cela va être limite voire fichu si la course fait vraiment 21 km et que la fin du 3e tour est beaucoup plus longue que les autres, mais (d’apèrs Garmin) il y a seulement un peu moins de 20km sur ce parcours. Je garde donc espoir. Au moment de d’amorcer l’avenue au bout de laquelle il y a le 3e chouchou (on nous distribue un chouchou de couleur différente à chaque tour que l’on passe au bras afin de contrôler qu’on ne triche pas), je vois qu’il me reste 10 minutes et donc que ce sera bon. Je peux donc accélérer et franchir la ligne en grandes foulées.


Je boucle pour la première fois un half en moins de 5h (4h 56m 03s) et finis la CàP en 1h32m25s (3 minutes gagnées, mais 294e vs. 266e l’an dernier :/)

Je finis au total 214e (44e de ma catégorie), soit près de 181 places gagnées par rapport à l’an passé ! Et aussi premier RMAthlète sur cette course :).

Cela est de très bon augure pour Nice, même si je ne vais pas nager pendant une dizaine de jours à cause de ce genou.


Objectif : gagner encore 25 minutes l’an prochain ? :D.

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