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La préparation : 
Le 23 juillet dernier,au lendemain du triabreizh, débutait ma préparation pour mon objectif de fin de saison : L'Ironman 70.3 de Nice (1.9/90/21). 
Mon coach : Yohann Vincent (Lifetri.com) m'avait donc concocté un programme s'étalant sur 8 semaines afin de me préparer au mieux pour cette épreuve. Cette préparation m'a donc amené en Espagne durant le mois d'août en compagnie de mes parents pendant 3 semaines. Lors de ces 8 semaines je n'avais qu'un objectif : Me présenter sur la ligne de départ de Nice le 16 septembre en me disant :"J'ai tout fait pour que cette course soit une réussite". 
Samedi, veille de course, il était temps de dresser le bilan de cette préparation : Parfaite. Au terme de ces 8 semaines, j'ai ressenti lors de mes entrainements une net progression, notamment en vélo et en course à pied. Tout les voyants étaient donc au vert pour la course. 

 

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Dimanche 16 juin : 

6h45 : Me voilà donc placer dans le premier sas pour un départ prévu à 7h10. En tant qu'amateur, le départ s'effectuait en "Rolling-Start" (8 athlètes par tranche de 8 secondes). Quelle ambiance ! Le groupe Ironman ne fait pas les choses à moitié ! 

Avec le stress du départ il m'est souvent arrivé sur les compétitions d'avoir des petites pensées négative comme :"Qu'est ce que je fais là" / "Être spectateur c'est pas si mal quand même.." ; Cette fois-ci, et en attendant mon départ, j'étais tellement content d'y être ! Je ne voulais être nul par ailleurs que sur cette ligne de départ et j'avais vraiment hâte au coup de canon!

 

Natation

7h10 : C'est parti ! La natation s'effectue en combinaison complète, et dès l'entrée dans l'eau les bonnes sensations sont aux rendez-vous. Ayant prit le départ en 2è vague (8 triathlètes s'étaient donc élancés 8s avant moi) je rattrape très rapidement la plupart d'entre-eux et me positionne dans les pieds d'un nageur dont l'allure me convient parfaitement ! Pour ne pas "'M'endormir" sur  cette allure je relance plusieurs fois et passe devant afin de conserver une bonne trajectoire. 
7h36 : Fin de natation en 26:33 pour les 1.9km (Selon plusieurs triathlètes la distance étaient d'environ 2km). Je pars donc chercher mon sac vélo et mon vélo avec déjà la satisfaction d'une très bonne natation !! 2è temps groupe d'âge et à une quinzaine de secondes des meilleurs temps des athlètes professionnels (Mais les PRO n'avaient pas l'autorisation d'utilisé une combinaison intégrale, donc moins avantagé). 

 

 

Vélo

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C'est donc parti pour 90km avec 1100m de dénivelé positif composé de deux gros taquets assez courts (500m) aux alentours du km 15 mais très pentu (15%) puis du Col de Vence (9.8km à 7% de pente moyenne). Je précise avant de résumer cette partie que je découvrai le circuit vélo pendant la course,n'ayant pas pu effectuer de reconnaissance avant. 
Je m'élance donc sur une allure "facile" sur la promenade étant donné la suite du circuit. Le passage des taquets me permet de me mettre dans le rythme et je commence petit à petit à avoir de bonne sensation sur mon vélo. Je rattrape plusieurs athlètes professionnel et me fait doubler 1 seul fois par Maxime Chané (autre athlète de ma catégorie 18-24), je suis donc en 2è position de mon groupe d'âge à cet instant. Je gère mon alimentation comme je l'avais planifié, seule bémol : J'ai avalé plusieurs fois de l'eau salée lors de la partie natation et celà me donne donc quelques difficultés à m'alimenter correctement. S'en suit le Col de Vence au km 30 environ. Je me lance dans le col avec l'objectif de le montée à une allure de gestion et d'économie tout en appuyant quand même ! Au sommet du col, une simple pensée permet de résumé la situation :"PUTAIN LE KIFF" ! Les sensations étaient top, le paysage magnifique, bref un pur bonheur ! La suite me fera vite déchanté. 
J'entame donc une courte descente où 2 athlètes de Monaco me passent à une allure folle et je commence à me dire que ne pas connaître cette descente va être un vrai handicap. Cette pensée sera confirmé quelques kilomètes plus loin : Virage à 180 que je n'anticipe pas suffisamment = Je pars tout droit en freinage d'urgence et m'arrête non loin du vide.. 
Malheuresement cette grosse frayeur va transformer la suite de la descente en enfer : Crispation et peur au programme (n'étant déjà pas un très bon descendeur ....) 
Je vois donc beaucoup d'athlètes me dépasser, le moral en prend un coup. Je laisse donc la descente passée et commence à préparer la fin du circuit vélo et le semi-marathon qui se profile en me disant qu'il serait bientôt mon tour de m'amuser lors du semi-marathon sur la promenade !! J'aurai donc mit 2h40 pour effectuer ces 90 kilomètres.

Course à pied
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Plus que le semi-marathon ! Lorsque je démarre, on m'annonce me situer en 5è position de mon groupe d'âge à 5 minutes de la 2è place synonyme de qualification pour le championnat du monde 70.3 de 2019. Cette annonce me remonte le moral car je me dis que c'est largement faisable, je m'étais fixer avant la course, suite à mes séances test, de courir ce semi-marathon aux alentours de 1h15 soient une allure d'environ 3'30 par km. Bonne nouvelle : Les sensations sont bonnes, le vent étant légèrement favorable sur le premier aller (circuit en 2 tours composé d'un aller-retour sur la promenade) j'opte pour un départ prudent en pensant à courir relaché avec une bonne fréquence. Au 5.25km ma moyenne est de 3'31/km : parfait (Je n'avais pas de montre, je me concentrais sur mes sensations). Au kilomètre 6 une inquiètude arrive : Mon estomac commence à se faire entendre et me donne quelque relent. Une question m'arrive : Dois-je prendre mon gel ? La réponse est venu rapidement avec une envie de vomir en y pensant. Je ressens que ma vitesse baisse au fur et à mesure des mètres. Au kilomètre 8, les relents se confirment et je dois marcher quelques mètres afin de me vider #vomito. Entre le 8è et le 12è kilomètre, j'enchaine les hauts et les bas, un coup ça va je retrouve une bonne allure, un coup je suis au fond du trou. La fin de course sera donc un nouvel enfer avec 2 arrêts obligés aux toilettes. Les 3 derniers kilomètres seront mieux et me permettront de terminer la course en accélérant progressivement. Je terminerai donc ce semi-marathon en 1h24 

TOTAL : 4h37'32" / 25è place en amateur et 5è de ma catégorie 18-24

 

Bilan : On pourrait penser à la suite de ce résumé que je suis deçu, mais pas du tout ! Je suis même très satisfait de mon chrono vis à vis des péripéties de ma course !! J'ai engranger énormement d'expérience et j'ai enfin pu comprendre la renommée de la marque Ironman : Une organisation de malade, du jamais vu pour moi, la perfection ! Tant sur le plan organisationnel que sécuritaire !! Le tout dans un cadre Niçois magnifique, que demander de plus ? 

 

 

 

Crédit photo : http://activ-images.fr/
http://www.trimax-mag.com/