Courbature géante aujourd'hui !

Pour la peine et comme ça faisait longtemps, CR de course de l' Halftriman des Monts de Guéret !

Swim ???? 1900 m :
Combi autorisée malgré une eau plus que tiède, c'est déjà la surchauffe.
Après un bon départ, je nage de front avec Lionel puis prends la tête de course.
La sortie à l'australienne ne permettra pas de se rafraîchir, Lionel dit qu'il gère, moi j'ai l'impression que je ne peux ni accélérer ni ralentir, je veux juste enlever cette combi dans laquelle je suis en train de fondre ????

natation

Bike ???? 90 km :
Lionel m'a doublé pendant la transition, je m'élance donc 2ème (+30", paye ta T1). Toujours en surchauffe, je sens que ça va pas être la folie niveau watts aujourd'hui.
Lecuisinier (ancien pro à vélo) me passe au bout de 25', rien à faire.
10' plus loin c'est un athlète de Champigny. Allez je me relance en tentant de suivre à distance. Je sens bien que je suis en surchauffe mais j'en ai marre de rouler solo...
En plus de la chaleur, le parcours est méga dur : toujours en prise, des montées, peu de descentes (????), des virages dans tous les sens et un bitume qui rend moyen.
Lâché sur la fin du premier tour, j'entame le second tour...bah complètement entamé ????
Je passe en mode gestion : arrosage, position aéro dans les parties roulantes et les montées un peu appuyées.
J'ai pas mal de pensées négatives que j'essaie de combattre comme je peux.
L'arrivée vélo est salutaire et ma transition chaotique. Toujours 4eme, je suis étonné de ne pas avoir été repris.. Bon va falloir courir maintenant...

velo

Run ???? 21 km :
Arrêt ravito dès 20 m de course, ça promet ! Mon père m'encourage mais priorité à l'arrosage : je suis en surchauffe totale, mon cerveau est en ébullition et au moment de repartir je fais tomber mes lunettes, mes gels. Re-arrêt donc.
Je pars en petites foulées, ça sent le long chemin de croix tout ça...
Finalement, premier km en 4'.
Ça reboost un peu...jusqu'à découvrir le km 2 : une bonne patate de chez patate ! Le genre de côte où t'es scotché rien qu'en regardant le sommet.
Je la monte comme je peux en pensant à la descente salvatrice...raté ! Descente type trail où il faut rester super concentré sous peine de suicide de la cheville ????
On alterne encore montées/descentes jusqu'à la fin de la boucle. Et dire qu'il faut en faire trois de plus !
Mon rythme est pas ouf mais ça doit être dur pour tout le monde.
Je n'ai aucun pointage donc je cours à l'aveugle. De toute façon, le but c'est courir vite pour atteindre le ravito suivant afin de s'asperger (bras, jambes nuque), boire et repartir.
Bien encouragé à chaque passage sur la ligne d'arrivée, les tours suivants sont finalement presque plus faciles.
Dans la dernière montée du dernier tour, je passe Lecuisinier sans m'en rendre compte (il me le dira après la course) pour finir 3ème : j'étais déjà en train de savourer la course.

Parce qu'au-delà de la place ou du titre, quand vous finissez un tri aussi dur, que vous avez lutté contre la chaleur et surtout vous-même pendant plus de 4 heures, ce sentiment fugace et futile de délivrance et d'accomplissement qui ne dure que le temps des derniers hectomètres et du passage de la ligne est juste jouissif ????.

Et si en plus les endorphines sont partagées avec vos proches (mon papa) et les copains à l'arrivée : ????????????

Merci à Sandra pour les photos !

cap