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Ironman 70.3 Pays d’Aix

La saison de triathlon est bien lancée, après une petite mise en jambe sur le triathlon de Cannes (voir le CR de ma course), il est temps maintenant d’affûter le moteur, direction donc Aix en Provence pour un 70.3 du circuit Ironman que je vais découvrir pour la première fois.
Au menu du jour 1,9 km de natation, 88 km de vélo et 20 km de course à pieds, mais le triathlon ce n’est pas seulement trois sports, c’est aussi toute un cérémonial sans fin à se fader la veille de la course.
Ici à Aix la tache est encore plus délicate qu’à l’habitude, 25 km sépare le départ de l’arrivée, un système de navette est mis en place par l’organisation pour transporter tout ce p’tit monde à destination, c’est chiant, c’est long et surtout ça me fait louper le début du match de l’ASM …… un scandale !
Week-end en mode gitan avec mon p’tit camion, je passe la première nuit au lac de Peyrolles près des grenouilles et des canards histoire de repérer les lieux, deuxième nuit en ville près de l’arrivée, je trouve pas mieux de me garer à côté de l’hôpital psychiatrique …… oui oui ça s’invente pas et c’est peut-être un signe du destin mais c’qu’est sûr c’est que j’ai jamais aussi bien dormi la veille d’une course.
Apparemment j’m’y sens bien près des fous, j’m’y sens tellement bien qu’en ce dimanche matin il y en a près de 2000 qui m’attendent sur les berges du lac de Peyrolles.
Brume, humidité, ambiance tamisée et odeur de caca, tout l’monde il est là pour commencer la fiesta, dernière mise en place du matos avant la grande migration, les canards vont pouvoir prendre le départ pour un futur quelque part, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais c’est trop beau pour être vrai, ça va pleuvoir des grenouilles et les canards vont se barrer à zanzibar, parce qu’une compète sans problème ça n’existe pas pour moi, cette fois-ci pour salé l’affaire j’me retrouve avé la bécane qui est en panne, le vélo il a plus d'jus, dans l’cul lulu ça marche pû ……..
Pendant que j’enfile ma combinaison et que je me résigne à me taper le parcours vélo en mode cyclo p’tit plateau, un bon samaritain se pointe avec le cordon de la libération, dossard n°1602 il me semble, s’il passe par là je le remercie vivement et je lui dois un coup à boire, me v’là donc à 30mn du départ avé ma combinaison de natation sur le fion et un cordon branché à la sono pour recharger mon vélo, manque plus que de chanter la danse des canards histoire d’être peinard …….


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Échauffement express, no stress, me v’là donc rendu dans le sas pro à 7h30 pétantes, cette année j’ai décidé de courir avec les grands, le triathlon c’est pas assez dur faut bien se rajouter quelques difficultés, il y a là quelques cadors de la discipline et toute une bande de jeunes loups bien affûtés …….. rien à péter, j’me lance dans la mare aux canards comme un crevard.
Y’a pas fallu la ligne droite de Longchamp pour que je lâche la bride, c’était moins une avant que je me fasse péter le caisson derrière tous ces avions, mais même si j’ai pas le niveau dans cette discipline fallait bien tenter le coup, je prends mon rythme en attendant de me faire submerger par la vague pro féminine partie 2mn derrière, les deux premières me doublent à mi-parcours et me mettent un vent par les dents, un grand classique chez les filles, chui plus à des détails près mais mon orgueil de mâle me rappelle vite à l’ordre, je m’énerve tout d’un coup et tourne mes hélices comme un fou, je retrouve la plage avec la troisième demoiselle, 29’28 pour sortir de cette pataugeoire et avant-dernier pro ……… c’est con mais chui content comme un gamin, chui pas l’dernier et surtout j’viens de péter mon chrono de 2mn sur la distance, en nageant tout seul comme un gland …… euh comme un grand.


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Je récupère mon vélo pour une excursion autour de la montagne Sainte Victoire, y’a bien assez de jus dans mes jambes pour effectuer la virée mais pas sûr qu’il y’en ai assez dans l’biclou, va pas falloir s’arrêter ramasser les jonquilles et rêvasser devant ce magnifique paysage, en plus devant ils doivent se tirer la bourre comme des sauvages et même si je me débrouille pas trop mal à la pédale, dans ce monde sans pitié la note va continuer à gonfler.
Quand vous partez dans la vague pro, le vélo c’est pas compliqué, y’a juste un gus perdu sur la route environ tout les 15km, y’a pas de problème de drafting dans ce monde de bling-bling, c’est la truffe au vent tout l’temps, et si vous voulez taper la causette faut vite saisir l’opportunité parce que là y’a pas surabondance dans les rayons, ça sent la pénurie de cycliste sur la piste, c’est ambiance de vilain sur le chemin, comme si je buvais du vin sans son tanin ...... tin ça craint ..... surtout pour le vin.
Je fais quand même mon petit bonhomme de chemin tranquilou dans le bayou, je peux gueuler tant que j’veux « eh oh du bateau » que personne ne viendra, j’en suis même à me demander s’il y a bien une course et si je suis encore sur la bonne route, tant pis j’occupe mon esprit en me disant qu’avec mon nouveau casque de chrono j’ai la même gueule que la Mireille Mathieu de la grande époque et que maintenant que j’aborde les premiers lacets du col de Cengle, une Mireille Mathieu qui attaque cette verrue en criant comme une cinglée ça vaut largement un concert punk de l’école primaire …….
Allez ça bascule sous les hourra d'un public en transe devant Mireille et ça descend maintenant jusqu’à Aix, 2h25 et des bouclettes j’en ai fini avec mon tour du monde en solitaire.


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Je pars à pieds 20ème sans ma coupe de Mireille mais avec mes bouclettes, et avec plus de 22mn de retard sur le premier ça au moins c’est réglé ……..
Prudent sur mes premières embardées chui pas super rassuré sur l’efficacité de ma course à pieds du jour, une semaine que j’ai l’arrière train chagrin, le fessier blasé par les années, en gros ça schlingue dans la carlingue et ça va être chaud de faire un run de dingue.
A priori même si je suis aussi raide que pépé Alfred, et que c’est des histoires de vieux dont tout l’monde se fout, la mécanique à l’air quand même de se dérouiller, prête à turbiner et à tout casser, c’est parti plein pot sur mes allures habituelles, 3’40 au kilo, comme d’hab quoi, ça en devient presque banal voir confortable et je sais très bien que ça tiendra jusqu’au bout, je cours comme un débile dans les rues vides d’Aix en Provence, seul comme depuis le début, c’est le vide intersidéral, y’a pas un chat, pas besoin de ticket pour se servir au ravito, passage dans le parc avec pour seul compagnie les joggeurs et joggeuses du dimanche, mamy Louison qui donne à manger au pigeon et monsieur Piche qui promène son caniche, y’a pas à dire je m’éclate comme un môme à Disneyland …….. j’entame le 2ème tour …….. enfin du monde, plein de copains par la route, y’a Mickey, Pluto et les 7 nains, j’en tape cinq à Baloo parce que j’l’aime bien et continue à courir comme Buzz l’éclair parce que j’ai pas que ça à faire ……… vers l’infini et l’au-delà, me v’là sur le tapis de gala pour faire la fiesta.
Un 20 bornes bouclé en 1h12 et des broutilles, 3ème temps sur le run ça me remonte à la 13ème place du classement final, avec le 12ème à plus de 6mn et le plateau de vedettes présent sur cette course je ne pouvais espérer mieux sur la promenade du jour.
A bientôt les asticots ……...

Crédit Photos : Montana Ridez Photographies

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