Course: Résultats du NatureMan VAR 2018 (2018-10-07)
Dernier tri de cette première saison, et on ne peut pas dire que la météo aura été de mon côté cette année !
 
Direction donc le Var, pour un autre triathlon format L (2km de natation, 90km de vélo, 20km de course sur des chemins de terre), le fameux Natureman.
 
Malheureusement, dans les quelques jours avant la course, la météo se gâte. Je commence donc à regarder 5 fois par jour la météo sur chacune des villes du parcours, mais cela ne contribue pas fortement à son amélioration !
 
La première difficulté de ce natureman est la logistique , car l’accès est peu évident, à 2h en voiture d’Aix en provence. Heureusement on est nombreux du club à y aller (puisque cette course a été désignée “course club” pour cette année) et on peut donc plus facilement grouper les locations de voitures et la logistiques, sans s’occuper de grand chose(merci encore aux organisatrices et à colas mon covoit/copiaulé d’ailleurs).
 
On arrive donc la veille vers midi et partons faire un petit tour de vélo avec Colas pour faire tourner les jambes et vérifier que tout fonctionne bien. Heureusement d’ailleurs, puisque je peux ainsi me rendre compte que mes cales sur mes chaussures de vélo d’hiver sont complétement élimées et ne clippent plus du tout. La situtation se complique quand je remarque qu’une des vis est elle aussi abimée et que je ne peux donc pas dévisser les cales pour les changer avec mon multi outil. Personne n’a de tournevis, mais je ne me fais pas de souci car je sais que je vais trouver.
 
Nous partons donc diner tôt dans une crêperie à côté. Malheureusement, le restaurant n’avait pas du tout anticipé qu’il y avait un événement avec plus de 3000 visiteurs dans la région sur le weekend et est totalement débordée. nous mettrons plus de 2h30 à manger 2 crêpes, la nuit d’avant course sera courte… Point positif : ils avaient un tournevis à me prêter ! :)
La nuit est difficile, avec la pluie forte qui frappe le toit du mobilhomme et me réveille plusieurs fois.
 
Au réveil, la pluie est toujours très marquée et nous apprenons que le parcours vélo est modifié : 40km en moins et surtout on passe de 1900m de dénivelé positif à 900 ! On est un peu dégoûtés mais en soi ce parcours est mieux pour mon classement, surtout que la pluie nivelle davantage les cyclistes — et quitte à ce qu’il flotte et qu’on ne voit pas le paysage, autant que ça me fasse gratter des places. J’enfile donc ma combinaison dans la chambre, avant de monter dans la voiture, puis nous filons vers le départ. Le déluge du matin en fait renoncer plus d’un, dont mon covoit’ Colas — je lui emprunte du coup son sac “étanche” pour en avoir 2 et pouvoir mieux protéger mon matériel dans la zone de transition.
 
Je choisis de faire tout de même cette course : ça ne va pas être un grosse partie de plaisir, mais cela me fera gagner de l’expérience et je n’aurai jamais un aussi bon ratio distance de nat / distance de vélo !
La natation est un départ en mass start (tout le monde en même temps) : je me mets en 1re ligne a peu près au centre, car il ne faut pas déconner : quitte a expérimenter le mass start autant que ce soit pour de vrai. Je prends donc un coup de pied dans le nez avant même mon premier coup de bars mais à part ça je trouve que c’est plutôt soft; La baston dure 100m et puis les écarts de font et je peux à peu près nager correctement. Je zigzague tout de même un peu trop à mon gout entre la gauche et la droite du peloton, et me déporte un peu trop sur la droite avant la première bouée. Je repère un nageur légèrement devant en combi bien orange qui me sert de repère et m’agace quand je le vois prendre de l’avance à mi parcours. Sur la 2e moitié, j’arrive mieux à poser ma nage et à nager droit : on double les dernières femmes, parties avec 15 minutes d’avance, puis je rattrape la fameuse combe orange; à 300m de l’arrivée je mets les jambes en route pour faire circuler le sang et préparer le vélo; Je finis bien cette nat’ en 31 minutes (29e / 1000) ; 1:33/100m vu les circonstances et dans de l’eau douce c’est honnête.
 
La T1 est un peu longue mais sans surprise : j’ai nagé avec juste le bas de la trifonction sous la combi pour pouvoir mettre un vêtement sec et dois donc enfiler le bas de trifonction, la veste mi saison, le k way, les gants d’hiver, le buff, des chaussette et courir avec les chaussures aux pieds plutôt que des chaussures pré-clipées : résultat plus de 4 minutes de transition et 19 places perdues mais il faut bien ça pour affronter le froid et la pluie.
 
Le nouveau parcours consiste donc en 2 boucles identiques : 5km de plat puis 10km de montée régulière suivis de 10km de descente. On ne passe pas dans les gorges car c’est trop dangeureux mais aucun regret : on n’aurait de toutes façons rien vu…
Je déraille dès le premier coup de pédale dans la montée, heureusement ça ne s emmêle pas trop et je peux reprendre la route rapidement. Je n’ai pas l’impression de me faire autant doubler que d habitude, mais les chiffres montreront que ce n’est qu’une impression. La pluie devient torrentielle au milieu de la première boucle : j’ai presque du mal à garder les yeux ouverts dans la descente et ne dépasse donc pas les 40km/h… Heureusement, le revêtement est vraiment très bon, les routes larges et les virages peu serrés. La pluie se calme dans la 2e boucle mais est remplacée par un gros brouillard. A un moment, je ne vois vraiment personne pendant plusieurs minutes et commence à me demander si je ne me suis pas trompé de chemin… Heureusement, un autre coureur vient vite me rassurer en me doublant ! Au début de la 2e boucle, je commence à m’attendre à me faire rattraper par les gros cyclistes du club, et notamment patoche. C’est précisément à ce moment que je me fais doubler dans une cote par un homme en trifonction noire, avec un casque aéro à visière et marqué “Patrice” sur le dossard : j’accélère pour revenir à sa hauteur et lui parler et savoir aussi combien il a rattrapé de temps sur le premier tour. Il me répond avec un accent belge qu’il en est à 56 minutes de vélo (donc 4 minutes plus rapide que moi) — mais je me rends compte alors que avec son accent (et son temps de nat’ ;) ) que ce n’est pas Patoche ! Il a du se demander pourquoi je m étais fatigué à revenir à sa hauteur pour lui parler mais qu’importe. Et je continue de pédaler en espérant ne pas me faire rattraper :)
Je boucle le vélo en 1h52 (347e temps ; je pose le vélo en 162e position)
La T2 se passe plutôt bien, je gagne 13 places, même si je perds inutilement bien 20 secondes — qui dans ma tête me semblent 5 minutes — à essayer de sauvegarder les données de vélo sur mon GPS, sans succès.
La Cap est un trail : c’est donc une première pour moi et un beau baptême qui s’annonce.
C’est bien boueux, et il faut vraiment rester concentré sur où on pose les pieds : chaque grosse marre est un dilemme “dois je passer à droite ou à gauche ? — décide vite !” et les pieds s’enfoncent quand on a pris la mauvaise décision. Il faut aussi souvent choisir entre passer au centre et risquer de glisser ou de se retrouver avec 1kg de terre à chaque pied ou passer sur le côté mais devoir éviter les branches tout en courant. Je choisis en général les branches !
Je ne vois toujours pas les autres RMAthlètes (mais sais qu’il y a de très bons coureurs derrière même si je ne sais pas à quelle distance ;) ) et essaie de tenir bon, même dans les 2 passages très raides — où tout le monde marche, même les meilleurs; La 2e boucle se passe mieux : J’ai beaucoup plus d’expérience en trail qu’avant d’entamer la 1re :).
Les encouragements des supporters du RMA (venus sur le M la veille ou qui ont renoncé devant la météo) font plaisir quand on passe dans la ville.
Je suis encore capable de piquer un sprint dans les 100 derniers mètres pour gratter 2 places — mais ça ne suffira pas pour être dans le top 6 des clubs, contrairement à ce que j’espérais ;( — et boucle cette cap en 1h41 pour un total de 4h13 (157e temps).
Malgré la météo, finalement moins horrible que ce qu’on craignait le matin, je suis donc bien content d’avoir pris part à cette course vraiment jolie ! 
Vivement la prochaine saison :
(NB : annonce probable de gel à Aix-en-Provence le 12 mai et de neige à Nice le 30 juin :p)
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