Vendredi 8 juin.

Arrivé sans encombre sur le site du Parc des expositions tourangeau, les aires de parking sont vastes et guère surpeuplées… pour le moment. Les bénévoles sont nombreux et souriants, à l’accueil, on vous indique avec chaleur l’endroit où s’effectue le retrait des dossards. Le panoptique, très lisible, vous renseigne déjà au sujet de questions qui pouvaient  vous tarauder. Pour avoir participé à quelques premières éditions, je me satisfais de constater que les sacs de transition disposent d’un fort bon volume pour accueillir toutes vos affaires. En attendant le briefing qui aura lieu à 19 heures dans le hall B, je flâne un peu dans le village des exposants et vais récupérer mes cadeaux de bienvenue : un sac Mizuno de belle facture, du quinoa angevin et une bouteille de St-Yorre. Je commence aussi à repérer les points stratégiques pour la course de dimanche. Plus tard, dans les spacieuses tribunes installées pour l’occasion, les athlètes et leurs familles et moi-même assistons au briefing. Tout est clair ! Merci les gentils organisateurs et arbitres !

Samedi 9 juin.

En milieu d’après-midi, dépôt du vélo. Nous palabrons entre concurrents fort sympathiquement au sujet de la météo du lendemain, de nos choix vestimentaires, nos objectifs…

Dimanche 10 juin.

Si peu de sommeil… dans le parc à vélo, les participants procèdent aux dernières vérifications d’usage, déposent leurs sacs. Au bord du Cher, nous choisissons nos sas de départ en fonction de nos estimations natatoires. Un petit 1h15’ pour ma part. À 7 heures, les élites ouvrent la voie. Quelques minutes plus tard, je m’élance. Mes lunettes sont complètement embuées, je zigzague dans un flou laiteux entre gerbes d’eau et bonnets orange… mais, surtout, j’ai l’impression de ne pas avancer. Le demi-tour s’opère enfin… le retour se veut  d’une rapidité incroyable. Et oui, il y en a du courant pauvre buse ! À la sortie à l’australienne (pensée émue aux bénévoles qui nous ont extirpés de l’eau), je désembue mes Zoggs. C’est tout de même mieux, je peux m’orienter davantage au second tour. (1h21’)

La première transition est bien laborieuse, il tombe des hallebardes et j’hésite longtemps à choisir entre ma veste longue type « Gabba » ou rien du tout. Et oui, j’ai oublié coupe-vent, maillot manches courtes et bien des choses encore. Sur le vélo, j’ai un peu de mal à trouver des sensations correctes et quelques douleurs me rendent la position aéro difficile. Ce qui s’offre à nos yeux est bien sympathique : bords de Loire, le château de la Belle aux bois dormant émergeant de la brune… moins sympathique en revanche, c’est le nombre de participants au sol se tordant de douleur dans les villages aux voies étroites et virages prononcés. L’organisation nous a pourtant bien avertis de cela : vigilance ! Enfin, il s’arrête de pleuvoir, je boucle mon premier tour. Le soleil est présent, la température s’élève et je ne supporte plus ma veste. Ambiance hammam ! Je bois beaucoup, sue dans les mêmes proportions. Quelques concurrents forment de petits groupes et ne se privent pas pour rouler ensemble. Impossible de m’en débarrasser. Je profite de l’occasion pour faire un petit arrêt pipi : au revoir et bonne route, tristes sires ! Le vélo s’arrête déjà. (5h23’)

Il fait très chaud, le soleil tape fort et je me lance pour le marathon. Bien sûr, mes jambes sont de marbre, bien sûr mon ischio gauche se veut toujours chagrin mais mon allure footing me convient. Elle ne durera guère. Au 6ème kilomètre, je jette un coup d’œil sur ma montre : 6’20 /km. Je décide de ne plus consentir le moindre regard à celle-ci. Un peu plus loin, je souffre d’une ampoule importante. Au final, je n’ai jamais autant souffert sur un marathon, j’emploie toute ma volonté pour l’achever (c’est bien le mot). Le parcours est certes plat mais quelques passages comme les ponts, le haut des gradins… viennent pimenter l’ensemble surtout quand on vit un calvaire. Je viens à bout de celui-ci sous un orage, la pluie est battante ! Le public est chaleureux, parfois intrigué, ne cesse de nous encourager. (4h21’)

11h20 d’efforts, je passe enfin l’arche d’arrivée. Merci aux kinés, aux podologues pour leurs bons soins et leur sourire. Merci à tous les bénévoles nombreux et disponibles. Bravo à l’organisation (seul bémol, le nombre de douches disponibles, quatre). Bien ficelé, le Tours’nman pour une première !

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